PSMarlydemain
8 février 2019

Marly Au conseil municipal, ça canarde dans tous les coins !

par La Section | Catégorie : Actualité Municipale | consulté 80 fois

Sébastien Chédozeau | 07/02/2019 la voix du nord.

10 octobre 2015, jour d’installation du conseil municipal de Marly. C’était encore l’entente cordiale. PHOTO ARCHIVES BRUNO FAVA - VDN

Thiémé – Verfaillie, duel sans merci

Jean-Noël Verfaillie s’est saisi du rapport d’orientation budgétaire, gros morceau du conseil municipal de mercredi soir, pour ressortir son argumentaire sur la situation financière de la ville, à ses yeux préoccupante. Et sur le fait que Marly serait à l’arrêt. « Les priorités que vous mettez en avant en 2019 sont les mêmes qu’en 2018 ! C’est comme si la ville avait été mise sous cloche. »

La riposte, collective, est venue de Jérôme Leman, Didier Cayez, Marie-Thérèse Hourez. Et du maire, Fabien Thiémé, qui a empilé les indicateurs financiers pour rassurer son monde. Dès lors que l’épargne de gestion et l’épargne brute s’améliorent, pourquoi s’inquiéter  ? Force est de constater, pourtant, que la capacité de désendettement, qui était encore contenue sous les dix ans en 2017, se rapproche tout doucement du seuil critique : 13,6 ans selon nos calculs (1).

Thiémé – Cannas, à fleurets mouchetés

Le signal d’alarme, six des neuf membres du groupe des socialistes, démocrates et républicains (Rita Cannas, Alain Mamolo, Yves Floquet, Carlo Di Marcantonio, Isabelle Jalain, Françoise Legros) le tirent depuis au bas mot un an*

. Entre eux et la majorité municipale, le divorce est définitivement consommé, même si leur chef de file, Rita Cannas, s’est bien gardé de prononcer un mot plus haut que l’autre, mercredi soir, se contentant de poser des questions qui n’ont pas toutes obtenu de réponses.

Cannas – Chatelain, règlement de comptes à OK Corral

Mercredi, la passe d’armes, à gauche, a été le soubresaut d’une querelle interne au Parti socialiste, Rita Cannas et Christian Chatelain (que suivent Thérèse Zaoui et Jules Caillard) revendiquant l’un et l’autre le droit de s’exprimer au nom du groupe politique. Via sa commission des conflits, la fédération Nord du PS s’en est mêlée et a placé la section marlysienne du parti sous tutelle.

En charge des élections au siège départemental, Mehdi Chalah n’envisage pas cent cinquante sorties de crise : « La fédé est garante des accords électoraux passés avec le Parti communiste. Nous sommes dans la majorité municipale, nous soutiendrons le maire jusqu’au bout. » Les têtes qui dépasseront au bout du compte finiront par être tranchées.

Yves Floquet, qui continue de revendiquer le secrétariat de la section marlysienne, ne l’entend pas de cette oreille. « La mise sous tutelle d’une section doit respecter un certain nombre de procédures », qui ne l’ont pas été, considère-t-il. Il en a référé au « national », et à sa commission des conflits, dont il espère qu’elle intercédera en sa faveur. Un vrai sac de nœuds.
1. Rapport entre l’encours de la dette au 31 décembre (9,6 M€) et l’épargne brute (705 000 €).