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18 décembre 2018

MARLY:Suspectée de détournement, l’agent communal demande une remise gracieuse

par La Section | Catégorie : Actualité Municipale | consulté 81 fois

par Fabien Pestiaux

valenciennes@lavoixdunord.fr

L’affaire de malversation était une nouvelle fois au cœur des débats du conseil municipal de Marly, mercredi. L’agent suspectée d’avoir détourné plus de 4 700 euros issus des recettes des marchés, de la brocante et des locations de salles, avait sollicité une remise gracieuse auprès des élus… qui l’ont rejetée.

Les élus de Marly ont rejeté la remise gracieuse sollicitée par l’agent suspecté de détournement de fonds. La perte s’élève à 4700 euros issus des recettes du marché, de la brocante et de la location des salles communales.

Le conseil a refusé la demande de remise gracieuse présentée par la régisseuse communale suspectée de malversations. Comme lors du conseil fin septembre, l’affaire a longuement animé les débats, mercredi. En cause, le détournement présumé des recettes du marché, de la brocante et des locations des salles pour un total de 4 700 €.

Ça fait un an et demi que je ne suis plus adjoint de rien, vous m’avez mis au placard. Alain Mamolo

L’Amicale du personnel touchée également.

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C’est une Isabelle Jalain offensive qui a pris la parole pour le groupe socialiste.

Laissant de côté la délibération du jour qui concernait uniquement les régies, les attaques ont rapidement porté sur l’Amicale du personnel, elle aussi affectée par les malversations de cet agent qui est aussi trésorière de l’association.

Un préjudice d’environ 8 500 € issus d’acomptes versés par les participants à un grand voyage, en novembre 2019. « Il semblerait que l’on tire la sonnette d’alarme depuis deux ans », a-t-elle asséné au maire, Fabien Thiémé, qui a nié.

Toujours est-il que l’Amicale est dans l’impasse. En cas d’annulation du voyage, elle devra verser 20 000 € à l’agence ainsi que le remboursement des 8 500 € disparus.
S’il est maintenu, elle devra verser les acomptes de sa poche. « S i d’ici la fin de la semaine prochaine, après trois mois d’attente, aucune réponse ou solution n’est donnée, nous agirons en conséquence », a prévenu l’élue PS.

De son côté, Marie-Thérèse Hourez, première adjointe, a rappelé que cette affaire était entre les mains de la justice et qu’il est impossible pour la municipalité de s’immiscer dans la gestion d’une association.
« Une façon de présenter les choses un peu légère », a rétorqué Alain Mamolo, puisque l’amicale a reçu 23 000 € de subventions. « De l’argent public sur lequel Monsieur le maire est tenu d’avoir un regard. » « Pour rappel, c’est de votre compétence, Monsieur l’adjoint aux associations », a riposté Fabien Thiémé. « Ça fait un an et demi que je ne suis plus adjoint de rien, vous m’avez mis au placard », a répondu le socialiste.

Quant au maire, il a assuré « avoir pris [ses] responsabilités » en déposant une plainte, le 20 septembre. Insuffisant pour Jean-Noël Verfallie : « Vous ne pouvez pas vous exonérer de votre responsabilité. Il est normal qu’il y ait un lien de responsabilité car c’est vous qui l’avez choisi » (le régisseur).

Même constat pour Rita Cannas : « Quand vous signez un arrêté pour nommer un régisseur, plus que la signature, c’est vous qui faite le choix. ». C’est finalement la première adjointe qui est venue au secours du maire et a mis fin au débat en rappelant que nul n’est à l’abri de voir sa confiance être trahie un jour.